En 2026, le réseau social X propose un nouvel épisode de #BlackMirror.
Des internautes donnent instructions à #Grok, l’IA générative de X, de déshabiller des femmes qui publient des photographies d’elles-mêmes.
Et Grok s’exécute en quelques secondes en générant une image hyper réaliste et suggestive, évidemment sans le consentement de la personne concernée.
Ces #Deepfakes sont susceptibles de tomber sous le coup de l’article 226-8-1 du Code pénal, introduit par la loi SREN et qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende « le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne, sans son consentement », y compris lorsque le contenu est généré « par un traitement algorithmique et reproduisant l’image ou les paroles ».
Ces peines sont mêmes aggravées lorsque la publication a été réalisée « en utilisant un service de communication au public en ligne », comme la plateforme #X par exemple.
Les victimes ne sont donc pas sans recours: la loi existe et peut être appliquée en mettant en œuvre les procédures appropriées.
Et une fois qu’on a dit cela, comment mettre fin au phénomène de maniere générale ? Au regard du volume de publications, il ne parait pas réaliste ni même opportun de poursuivre individuellement chaque internaute qui se livrerait à ce jeu dégradant, accessible en quelques clics sur l’une des plateformes les plus utilisées au monde.
Cela représenterait des efforts énormes, à mettre en comparaison avec la facilité déconcertante pour générer ces publications.
Reste la responsabilité de la plateforme X qui fournit aux internautes les moyens de commettre l’infraction. Et là, il va falloir du courage à tous les étages…

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