Sur Internet, l’anonymat n’existe pas.

Les auteurs de cyberviolence (dénigrement, #diffamation & injure, #harcèlement, #doxxing, #revengeporn…) pensent souvent qu’agir sous pseudonyme, ce serait la garantie de l’impunité totale.

Ils ont tort : contrairement à une croyance répandue, sur Internet, l’anonymat n’existe pas.

Il est même souvent plus aisé d’identifier l’auteur sous pseudonyme d’une injure commise en ligne qu’un passant qui ferait de même dans la rue.

Mais comment ?

Toute activité numérique laisse des traces

Celles que l’utilisateur renseigne en utilisant une #plateforme par exemple (identité civile, adresse email, informations de paiement…) et celles qu’il abandonne sur son passage (données de connexion, adresse IP, numéro d’appareil…).

Si les premières sont souvent inexploitables, les secondes permettent très souvent de retrouver l’auteur des faits.

Et les fournisseurs de services d’hébergement, comme les opérateurs de communication, ont l’obligation de conserver pendant une certaine durée ces informations permettant d’identifier l’auteur de l’activité.

Ces données personnelles sont communicables:

– sur réquisition dans le cadre d’une procédure pénale. Encore faut-il parvenir à motiver le Parquet ou le juge d’instruction à agir… et que les #plateformes coopèrent.

– Par la voie civile : beaucoup plus efficace et puissante . Le justiciable – et son avocat – disposent de la maîtrise totale du timing et des demandes.

Il faut bien sûr d’abord démontrer l’existence d’un dommage, le fait que l’infraction susceptible d’avoir été commise relève de la « délinquance grave » et l’utilité de la mesure poursuivie pour cette procédure pénale.

Et boum : en quelques semaines, on peut obtenir l’identité de son agresseur numérique, et le poursuivre

Dans certains cas, d’autres étapes peuvent être nécessaires, si l’auteur a pris quelques précautions. Mais la plupart du temps, la croyance populaire de l’anonymat rend les agresseurs du numériques très imprudents.

On peut profiter de cette demande d’identification pour demander d’autres mesures destinées à faire cesser le dommage: retrait du contenu illicite, déréférencement, blocage d’accès, suppression de compte…

Pour les exemples de nos actions récentes :

– identification d’internautes agissant sous pseudonyme qui ont harcelé pendant des mois une influenceuse (TJ Paris, 17 sept 2025 R.G. n°25/53558, TJ Paris, 10 déc. 2025, R.G. 25/55869)

– identification d’internautes sous pseudonyme qui harcelaient quotidiennement un journaliste et usurpait son identité pour mieux le dénigrer (TJ Paris, 11 avril 2025, R.G. 24/56234)

– identification d’une entreprise auteur de centaines de faux sites internet dédiés au dénigrement de l’un de ses concurrents.

– identification de l’auteur de divers actes de malveillance numérique à l’encontre du directeur d’une école.

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